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Environnement, planète, univers

Lancement des travaux de la plateforme de recherche PIIRES

Sillage de bateau dans l'océan Austral© CNRS Photothèque / Erwan AMICE

A l'occasion de leur déplacement conjoint à Saint-Pierre-Et-Miquelon, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, ont donné le coup d'envoi des travaux de préfiguration de la plateforme interdisciplinaire internationale de recherche et d'enseignements supérieur en zone subarctique (PIIRES subarctique).

Communiqué - Publication : 8.02.2019
Frédérique Vidal

Les Assises des Outre-mer de juillet 2018 avaient conclu à l'opportunité de mettre en place des plateformes de recherche à l'échelle de chaque bassin géographique (Atlantique Nord, Antilles, Guyane, sud Océan Indien, Pacifique), afin de renforcer les travaux menés dans les domaines jugés prioritaires (séismes, éruptions, ouragans, sargasses, etc.), donner de la visibilité et faire rayonner l'effort de la recherche par et pour les outre-mer. Annoncée lors du dernier Comité interministériel de la mer en novembre à Dunkerque, le projet PIIRES Subarctique concrétise cet engagement à Saint-Pierre et Miquelon.

En effet, à titre d'exemple, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon s'impose depuis quelques années comme un lieu privilégié d'étude de l'effet du changement climatique sur les écosystèmes marins. Placé à la confluence des grands courants océaniques subtropicaux et subarctiques, la topographie particulière de ses fonds marins induit des oscillations de températures très importantes qui permettent d'étudier les capacités d'adaptation des différentes espèces marines et la dynamique des systèmes complexes qu'elles constituent. Des informations très variées peuvent être ainsi recueillies, d'une vision rétrospective sur plus d'un siècle à celle d'une marée, et constituent autant d'indications pour prévoir l'évolution des écosystèmes de l'archipel et de l'Atlantique Nord.

La dynamique des nombreux projets conduits avec les établissements d'enseignement supérieur et de recherche nationaux, dont l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) qui dispose d'une antenne permanente, son classement prochain comme Site d'études en écologie globale par le C.N.R.S., la qualité des échanges et des collaborations internationales que l'archipel suscite (notamment au sein de l'Institut France Québec de la mer dont la co-présidence est assurée par l'Université de Bretagne Occidentale (U.B.O.) et l'Université du Québec à Rimouski (UQAR)) sont autant de marques de rayonnement scientifique que la future plateforme visera à consolider et à amplifier.

Un préfigurateur sera identifié au sein de l'Université de Bretagne occidentale. En lien avec l'IFREMER et sous la conduite opérationnelle du préfet, et avec l'appui des établissements d'enseignements supérieurs et de recherche déjà engagés sur l'archipel, il aura la mission d'améliorer l'accueil des équipes de recherche, de susciter de nouveaux programmes et de nouvelles collaborations avec une large ouverture disciplinaire qui fera résonance au projet d'inscription de l'archipel au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ce travail de préfiguration, encadré par un comité scientifique de haut niveau, sera piloté par l'Etat, représenté par le préfet de Saint-Pierre et Miquelon, l'U.B.O., l'IFREMER et la CACIMA. Il bénéficiera d'un soutien financier consolidé de 200 000 euros qui permettra de construire les différentes étapes nécessaires à la création dès 2020 d'une plateforme de recherche qui participera au rayonnement scientifique de l'archipel et accompagnera son développement économique.

Publication : 8.02.2019

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