Journée internationale des droits des femmes : le ministère agit pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes

Institut européen d'innovation et de technologie© INRIA

A l’occasion du 8 mars 2017, Journée internationale des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem  tient à rappeler et à illustrer l’engagement du ministère pour faire de l’éducation un levier destiné à faire avancer les droits des femmes et l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Communiqué - 8.03.2017
Najat Vallaud-Belkacem

Dans l’ensemble des académies, des manifestations se déroulent dans les établissements scolaires mais aussi dans les établissements d’enseignement supérieur pour sensibiliser, former et faire participer le plus grand nombre à la mobilisation autour de cet enjeu collectif. Pour la 5ème année consécutive, la semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin, du 6 au 11 mars 2017, mobilisera plus de 450 femmes entrepreneures et des enseignants pour donner confiance aux jeunes et illustrer concrètement la mixité des métiers.

Cette mobilisation pour l’égalité est évidemment encore indispensable : les inégalités de parcours entre filles et garçons demeurent et en dépit des progrès accomplis (plus de jeunes filles optent pour les sciences), beaucoup reste à faire. En particulier, les nouvelles statistiques de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, publiées à l’occasion de ce 8 mars, illustrent l’importance des politiques menées par l’Institution scolaire avec ses partenaires pour agir sur les préjugés et donner aux filles et aux garçons les meilleures chances de réalisation de leurs potentialités et de leurs aspirations.

Cette mobilisation collective n’a de sens que si elle est transversale et durable : c’est pourquoi la ministre et le secrétaire d’État publient ce jour la feuille de route 2017 du ministère pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Cette feuille de route a été construite avec l’appui des évaluations et bilans, notamment du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (H.C.E.)  ou des inspections, et le concours des chargés de mission et référents des académies et des établissements d’enseignement supérieur.

Cette feuille de route manifeste l’engagement sur de nouvelles priorités pour faire avancer la culture et la pratique de l’égalité entre les femmes et les hommes dans et par l’éducation.

A l’occasion de la réunion des recteurs, la ministre Najat Vallaud-BelkacemM a signé avec l’ensemble de recteurs et rectrices la convention du H.C.E. d’engagement pour une communication publique non sexiste.

Dans le domaine des ressources humaines, le ministère, qui est parvenu en 2016 à un taux de nomination des femmes dans l’encadrement supérieur de 38 % et a assuré la parité parfaite pour les emplois de recteurs, renforcera le dialogue social sur les questions d’égalité professionnelle en s’appuyant notamment sur le rapport de situation comparée (une présentation est faite le 8 mars aux organisations syndicales) relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui aura désormais vocation à se décliner localement dans le cadre des bilans sociaux académiques, de même que dans les établissements d’enseignement supérieur, et à nourrir le dialogue social à tous les niveaux. Parallèlement, le ministère développera sa connaissance statistique de la situation de l’égalité professionnelle et complètera son offre de formation à l’égalité à destination de ses personnels. Il s’engage cette année dans la démarche de labellisation "égalité professionnelle" et  "diversité" certifiée par l’Afnor.

Dans le domaine de l’enseignement scolaire, le ministère poursuivra la politique volontariste engagée pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. En s’appuyant sur les enquêtes et évaluations, notamment celles du H.C.E., il s’attachera à renforcer la prise en compte de l’égalité femmes-hommes dans la formation initiale et continue des personnels et à consolider les progrès effectués en matière de production de ressources, de prévention de toute forme de sexisme, notamment dans les sujets d’examen, d’accompagnement de l’orientation et de promotion de la mixité des filières de formation ainsi que de prévention des violences, dont le harcèlement et le cyberharcèlement, à caractère sexiste et sexuel. Afin que les élèves soient eux-mêmes acteurs, leur participation à cette dynamique de l’égalité sera favorisée. À ce titre, les règles d’élection au Conseil supérieur de l’éducation (CSE), au Conseil national de la vie lycéenne (C.N.V.L.) et aux Conseils académiques de la vie lycéenne (C.A.V.L.) assureront, suite à la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, une représentation strictement paritaire en leur sein.

Pour que la Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, désormais reconnue par la loi, soit un levier plus fort pour l’égalité femmes-hommes, le ministère a conclu le 7 mars 2017 une convention avec cinq associations de femmes qui partagent l’ambition de promouvoir les valeurs de la République, et en particulier l’égalité filles-garçons, auprès des élèves des écoles, collèges et lycées. Sont ainsi devenues Ambassadrices de la Réserve citoyenne l’Association pour les femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Femmes de l’Intérieur ; femmes et diplomatie ; femmes de justice ; administration moderne. Ce même jour, le H.C.E. est lui aussi devenu Ambassadeur de la Réserve citoyenne.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, le ministère poursuivra ses axes prioritaires (mixité des filières de formation, lutte contre les violences, soutien aux études de genre) avec un focus sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Cette violence, grâce aux initiatives des associations, des établissements, des chercheurs et du ministère, est de moins en moins taboue et mieux prise en compte par les acteurs et actrices de l’enseignement supérieur et de la recherche. Par ailleurs, le ministère soutiendra une approche globale et transversale des politiques d’égalité. Dans ce cadre, la question de l’égalité sera davantage intégrée, sous tous ses aspects, dans le dialogue contractuel entre les établissements et le ministère. Enfin, dans la continuité de la 9e conférence européenne pour l’égalité des sexes, la France portera ses propositions auprès de l’Union européenne et participera à de nombreux projets européens et internationaux pour l’égalité femmes-hommes.

1ère publication : 8.03.2017
Mise à jour : 9.03.2017